Mali
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À la tribune des Nations Unies, le Mali réaffirme ses engagements

Le Mali a affirmé de nouveau son opposition à toute intervention militaire de la CEDEAO au Niger. C’était ce samedi 23 septembre 2023 au cours de la 78ème session de l’assemblée générale des Nations-Unies.

Le représentant du Mali à cette assemblée générale de l’ONU n’a pas mâché ses mots. Abdoulaye Diop, ministre malien des affaires étrangères prévient que « le Mali reste fortement opposé à toute intervention militaire de la CEDEAO aux conséquences désastreuses pour le Niger mais aussi pour l’ensemble de la région ». Il a aussi souligné que le Mali « restera pas les bras croisés ». Sur la tribune des Nations-Unies, Abdoulaye Diop pointe du doigt, une fois de plus, la France qu’il accuse de poursuivre « ces manœuvres de déstabilisation du Mali et du Sahel en libérant des terroristes. »

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S’agissant du retrait définitif des casques bleus du Mali à la date du 31 décembre prochain, le ministre a réaffirmé que « le gouvernement de la République du Mali n’envisage pas de proroger ce délai ». En outre, le ministre Diop rassure les populations maliennes et la communauté internationale que « toutes les dispositions sont prises pour assurer la continuité des services de l’État après le départ de la Minusma ». Abdoulaye Diop a profité de cette tribune pour demander aux groupes armés signataires de l’Accord pour la paix de se démarquer des groupes terroristes et de revenir sur la table des négociations. Ainsi martèle-t-il « le gouvernement de la République du Mali est plus que jamais déterminé à exercer sa souveraineté, à asseoir son autorité, toute son autorité sur l’ensemble du territoire national ».

Levée des sanctions, une satisfaction

Pour rappel, le Conseil de Sécurité a levé le 21 septembre dernier, les sanctions contre des Maliens accusés d’entrave à la paix au Mali. Huit personnes étaient concernées par ce régime de sanctions notamment des groupes signataires de l’Accord de 2015. Parmi elles, Mohamed Ould Matally actuellement membre du Conseil National de Transition. Selon lui, la levée de ces sanctions illégales est « un grand soulagement » parce que cela lui permettra de « jouir » complètement de tous ces droits.

Studio Tamani