104736095_269476347591980_2965183933503590927_nVoici l’analyse de la situation malienne du chercheur Baba Dakono postée sur sa page facebook :

“A qui sait comprendre, peu de mots suffisent”, écrivait Stendhal. L’enfant du Pays dans un post résume bien la situation : entre les extrêmes, des possibilités existent pourvu qu’on prenne la mesure des enjeux. Depuis 3 semaines, face à la question “qui après IBK”, question qui est systématiquement boutée en touche d’un revers de main, on répond “c’est une insulte pour les Maliens” et “il existe de nombreux hommes capables de diriger le pays.” Cette réponse fait autant peur que l’absence de débats sur les solutions aux maux actuels. La réponse fait peur quand on sait que le problème n’est point l’absence d’hommes ou de femmes capables de diriger le pays, mais plutôt la présence d’une multitude de personnes prétendant détenir la solution (qui nous a jamais été exposée). L’exemple le plus parlant est le positionnement d’une vingtaine de candidats à la présidentielle de 2018 face à un président-candidat et dont la nécessité de faire partir, disaient-ils tous, était une question de survie pour le pays. Malgré ce constat, ils n’ont pas été capables de s’aligner derrière un candidat unique afin de donner plus de chance à “la survie de la nation”. Donc aujourd’hui, les inquiétudes sur un saut vers l’inconnu sont grandes quand on voit les mêmes vouloir la démission du président, sans nous dire de quoi demain sera fait. Déplaçons le curseur pendant que c’est encore possible”.

Baba Dakono

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