Issa-Kaou-Djim-702x336La grande démocratie malienne tant citée en exemple à travers le monde semble avoir bien des soucis d’expression depuis que les principaux acteurs ont été floués par les islamistes et leurs alliés militaires. Ce n’est pas encore la chape de plomb suspendue par-dessus le processus comme aux bons vieux temps où le Sosso Tiémogoba terrorisait le Mali, mais une lourde atmosphère tout de même qui incite moins au verbiage.

Pour dissuader les malins à se hasarder de se lancer dans des diatribes injustifiées contre le régime qui ne sera plus le tam-tam public des journalistes et des activistes, deux verbeux « radioteurs » ont été cravatés et mis au cachot. Oh ! Mais pas que… Le très célèbre porte-parole du puissant mouvement Collectif pour la défense de la République (CDR), sera chopé et embastillé aussi.
A part quelques coups de gueule des faîtières de la presse, nada ! Désormais les phraseurs prolixes deviennent précautionneux ; et sur les réseaux soins particulier est mis pour prouver son alignement, pardon son ralliement. Les agitateurs d’idées ont vite proposé leurs services secrètement aux nouveaux princes du jour. Avec ce nouveau type de mercenariat intellectuels, la liberté d’expression et de pensée se meurt avec la pensée en raison des préoccupations « touloutiques » comme le dirait les réseaux.

En dehors, ce n’est pas mieux, les piailleurs et les pagailleurs de « Faceboogou », pardon du Boulevard de l’indépendance, ont du mal à accorder les violons… Le violon les Issa Kaou N’DJIM, Nouhoum SARR, Ben Le Cerveau en connaissent l’hospitalité ! Quid des fantassins de Boua ? Eux n’ont pas toujours retrouvés leurs esprits ! Et les emmerdeurs des français ont pris la clef des champs. Dès le début du gazage, ils se sont mis au vert. Fin le match, la mobilisation c’était dans la bouche. Qui alors pour sauver la liberté de parole… sur la place publique ? Vox populi, Vox Dei !!!

PAR BERTIN DAKOUO

Fatoumata