Mali
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Niger : le général Mody, figure de la nouvelle junte, reçu au Mali et au Burkina

Dès mercredi matin, des observateurs s’interrogeaient sur le décollage d’un bimoteur de Niamey, avec douze passagers à son bord, direction Bamako. Quelques heures plus tard, des photos ont circulé sur les réseaux sociaux montrant le général Salifou Mody, numéro 2 de la junte qui a pris le pouvoir au Niger, à l’aéroport de Bamako. À la tête d’une délégation, l’ancien chef d’état-major des Armées limogé en avril a rencontré les autorités maliennes, dont le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. L’après-midi même, il a fait escale à Ouagadougou, où il a été reçu par le président Ibrahim Traoré.

Ces deux pays du Sahel, eux aussi tenus par des juntes depuis des coups d’État en 2021 et 2022, ont très vite déclaré leur «solidarité» pour le CNSP au Niger. Dans un communiqué commun lundi, les gouvernements avaient averti que toute intervention militaire au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel serait «une déclaration de guerre» au Burkina et au Mali. La Cédéao, qui rassemble 15 États membres de la sous-région, a brandi la menace d’un recours à la force en donnant un ultimatum d’une semaine à la junte.

Selon le journaliste Serge Daniel, correspondant de RFI au Mali, la délégation du CNSP a adressé ses remerciements aux autorités maliennes pour leur soutien, et s’est félicitée de la bonne coopération entre les deux pays. Le général Mody aurait également affirmé, sans plus détails, avoir mené des consultations politiques à Bamako. Les observateurs s’interrogent notamment sur la possibilité d’un rapprochement avec la milice Wagner, présente au Mali et au Burkina où elle assure la sécurité des chefs d’État.

Au Burkina, le général Modi a indiqué que les échanges ont porté notamment sur les sanctions infligées par la Cédéao au Niger. «Nous avons reçu un très fort soutien du Burkina Faso», s’est félicité le général mercredi soir, déclarant qu’il ne souhaitait «pas que le Niger devienne une nouvelle Libye».

lefigaro