Mali
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

TENTATIVE D’ACCAPAREMENT D’UNE PARTIE DE GARBAL DE NIAMANA : Des éleveurs lancent un cri de cœur au président de la transition

Le Garbal de Niamana, environ 13 hectares, octroyé, il y a de cela plusieurs années, par l’Etat dans le cadre d’un projet d’élevage est aujourd’hui menacé par des « prédateurs fonciers » qui veulent s’accaparer d’une partie. L’information a été donnée hier lundi 4 septembre 2023 en faveur d’une assemblée générale d’information organisée par les commerçants et éleveurs venus d’un peu partout du pays.

L’auteure de cette menace, selon les membres du bureau du parc animalier de Niamana, n’est tout autre qu’une dame qui se nomme Binta Simaga.

Les commerçants et les éleveurs ont, au cours de cette rencontre, interpellé les autorités de la Transition sur les risques de détérioration du climat social entre les éleveurs et une certaine Binta Simaga. Ils ont démontré leur indignation aux spéculateurs fonciers et leurs complices, des administrateurs publics.

Pour le président de la jeunesse de Niamana, Mamadou Konaté, l’on ne doit plus accepter les accaparements des terres encore au Mali.

« Il y a des pratiques auxquelles nous devrions mettre fin. Ce combat n’est pas seulement pour les éleveurs seulement, c’est pour tout le quartier de Niamana. Il n’est donc pas question qu’une partie du parc soit spolier par une particulière ou des prédateurs fonciers », s’offusque-il.

« Personne ne viendra prendre un centimètre ici. Nous sommes déterminés à nous battre dans le plus grand respect des normes. Et nous continuerons à nous battre jusqu’à notre dernier souffle », a fait savoir un conseiller du chef de quartier de Niamana.

Le président des éleveurs, Boubou Cissé, a saisi de l’occasion pour inviter l’ensemble des travailleurs du Garbal de Niamana à l’union sacré autour de ce combat noble.

« Il n’y a pas de portes que nous n’avons pas frappées. Nous sommes installés sur ce site depuis sous le régime d’Amadou Toumani Touré. Mais à notre grande surprise, une certaine Binta Simaga est venue verser de l’huile sur le feu en s’attaquant à une partie de notre site. Alors qu’elle n’a qu’un papier datant de 2019. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que nous sommes des milliers à travailler ici non seulement pour ravitailler le Mali avec de la viande mais aussi toutes les sous-régions. Nous ne comprenons pas comment un beau jour, une particulière puisse venir tenter de nous spolier une partie de ce site. En tout cas, une chose est sûre, nous lançons un cri de cœur aux autorités de la transition avant qu’il ne soit trop tard », a lancé le président des éleveurs.

Prenant part à cette assemblée générale d’information, le secrétaire administratif du collectif des éleveurs du Garbal de Niamana, Modibo Bah, cette situation de tentative d’accaparement des parties du Garbal de Niamana persiste depuis plusieurs années.

« Il y a longtemps nous avons des difficultés avec une certaine Binta Simaga. Chaque fois, nous sommes convoqués à la gendarmerie ou à la police pour cette affaire. Et chaque fois, nous informons les autorités pour ce qui se passe ici. Mais malheureusement, nous avons compris qu’elle a un titre foncier établi des Domaines qui est sur le titre foncier de l’Etat. Nous rappelons que nous avons notre titre foncier depuis 2005 qui nous été affecté par l’Etat. Nous avons finalement compris que tout le problème relève du ministère en charge des Domaines qui est en train de morceler les titres fonciers de l’Etat. Aujourd’hui, le Garbal de Niamana est économiquement un espace stratégique pour l’Etat malien. Tous les jours, 1000 bœufs quittent ce Garbal pour ravitailler les différents abattoirs de Bamako. Plus de 10 camions quittent Bamako pour les sous-régions et nous avons près de 2000 personnes qui trouvent leurs pitances ici. Donc, notre combat est un combat de survie, mais on ne peut pas comprendre que l’Etat accepte de donner cette zone aux spéculateurs fonciers. Nous n’avons qu’une seule chose à dire aux autorités de la transition, c’est de nous restituer ces espaces menacés », sollicite Modibo Bah.

Source : l’Indicateur du Renouveau