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Climat: le sommet Stockholm +50 partage les militants de l'environnement

Ce jeudi et vendredi la capitale suédoise accueille le sommet Stockholm +50 consacré au climat. Un événement organisé par les Nations unies censé faire écho au premier sommet du genre qui s’était tenu dans la capitale suédoise en 1972, et qui est souvent cité comme la première prise de conscience de ce problème par les dirigeants du monde. Mais faut-il vraiment participer à ces rassemblements médiatiques, comme les différentes COP, dont, finalement, les objectifs ne sont jamais atteints ?

Des émissions de CO2 non respectées, des populations obligées de fuir les sécheresses ou les inondations : en cinquante ans, le bilan de l’action climatique de nos dirigeants est plutôt calamiteux. C'est en 1972 à Stockholm que s'était réunie la première conférence des Nations unies sur la gestion de l'environnement. La déclaration de Stockholm engageait un dialogue entre pays en développement et pays industrialisés sur la notion d’universalité de ces questions écologique et à l’issue de ce premier sommet était créé le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) autour d’un nouveau concept: le développement durable. Depuis, les conférences se succèdent, les communications alarmistes aussi. 

Pour une militante comme Greta Thunberg, l’organisation de ce sommet-anniversaire à Stockholm est sans objet, car il n’y a rien à célébrer.

Mais d’autres militants ont fait le choix d'y participer. Non pas parce qu’ils ont l’espoir que des décisions radicales vont remettre la planète sur de bons rails, mais parce qu’il s’agit désormais d’aider les premières victimes du changement climatique. C’est le cas de Laure-Marine Vioujard, représentante de La Jeunesse du monde pour la justice climatique, une ONG créée par des jeunes des îles du Pacifique, au micro de notre correspondant à Stockholm, Frédéric Faux.

« La campagne est originaire du Pacifique, car il y a un grand nombre d’îles qui vont disparaître, des communautés qui vont devoir être relocalisées. C’est déjà arrivé pour 43 d’entre elles. Elles perdent leur village, elles perdent leur maison », raconte-t-elle au micro de RFI.

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« On veut donner des droits aux générations futures et trouver des solutions basées sur la coopération internationale. Et essayer de protéger un maximum de communautés qui vont être impactées par ce changement climatique. »

Son objectif : convaincre les Nations unies, à travers leurs représentants, de saisir la Cour internationale de justice sur un avis consultatif sur les droits de ces réfugiés et les devoirs des États qui les ont condamnés à l’exil. 

Réécoutez Accents d'Europe : Visages de la jeunesse militante