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France: les émeutes ont ravivé le clivage gauche-droite en politique

« La première réponse aux émeutes, c'est l'ordre, le calme et la concorde » a déclaré le président de la République devant des élus à Pau où il était en déplacement ce jeudi 6 juillet. « On est revenu à une situation à peu près normale en France », note de son côté la Première ministre Élisabeth Borne, en visite dans le Calvados. Pendant ce temps-là, les oppositions rivalisent de propositions pour répondre à cette semaine de violences urbaines. 

Ces émeutes ont bel et bien ravivé le clivage gauche-droite avec deux analyses des événements et deux recettes diamétralement opposés pour apaiser les quartiers.

Selon Olivier Faure, le patron des socialistes, c'est une crise avant tout sociale qui nécessite une réponse sociale. « C'est trop facile de renvoyer toujours sur les mêmes, ces parents qui parfois parce qu'ils travaillent de nuit, parce qu'ils élèvent seuls leurs enfants, parce que le travail est loin, loin du domicile et qu'ils ne peuvent pas s'occuper suffisamment de leurs enfants, les tenir, leur donner une éducation comme ils auraient souhaité le faire », a-t-il déclaré.

Les destructions ont autorisé une surenchère sémantique et propositionnelle inédite entre le gouvt, la droite et l’extrême droite. On assiste à un festival populiste, voire raciste, de la pire espèce. pic.twitter.com/Q5Hg0KlKVB

— Olivier Faure (@faureolivier) July 6, 2023

Ce constat n'est pas du tout partagé par la droite et l'extrême-droite, engagés depuis une semaine dans une surenchère sécuritaire. « Nous ne faisons pas de lien entre la situation sociale et le respect des lois de la République », s'est exclamé le patron des Républicains, Éric Ciotti.

« Un objectif de 80 000 places de prisons à l'horizon 2027 »

Eric Ciotti (LR), comme Marine Le Pen (RN), font en revanche clairement le lien entre ces événements et l'immigration. La présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale propose toute une série de mesures plus répressives les unes que les autres. 

« Nous devons nous attaquer à l'immigration de masse. Nous devons nous attaquer à la question de l'insuffisance de la réponse pénale, avec un objectif de 80 000 places de prison à l'horizon 2027 », propose quant à lui Éric Ciotti.

Nous proposons l’accroissement et la diversification de notre capacité carcérale, avec un objectif de 80.000 places en 2027.

Nous devons aussi doubler le nombre de centres éducatifs fermés à 100 à la même date. pic.twitter.com/moKdZad4YO

— Eric Ciotti (@ECiotti) July 6, 2023

Le président de la République, lui, n'a pas encore tranché sur les réponses de long terme. Mais avec un fossé si large entre la gauche et la droite, Emmanuel Macron aura bien du mal, cette fois-ci, à rester dans le « en même temps » qui guide son action politique depuis six ans.

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