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L'Antarctique enregistre un niveau anormalement bas de glace

Alors que des feux de forêts ravagent actuellement l’hémisphère nord, du Canada à la Grèce en passant par le Maghreb, l’hémisphère sud, lui, traverse un hiver particulièrement doux. Ainsi, la glaciation des océans entourant l’Antarctique est anormalement faible cette année, un symptôme de « l’ébullition climatique » comme l'a qualifiée le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et qui pourrait menacer toute la vie marine.

Avec notre correspondant à Sydney, Grégory Plesse

Il manque 2,6 millions de kilomètres carrés de glace aux pourtours de l’Antarctique en ce milieu d’hiver austral. Soit une surface équivalente à un pays comme l’Argentine. Du jamais vu en plus de quarante ans et que les scientifiques ne parviennent pas à expliquer. La température n’est en effet pas le seul facteur entrant en ligne de compte même si l'hiver est particulièrement doux dans l'hémisphère sud, le niveau de glaciation dépendant également de la force des vents et des interactions entre l’atmosphère et les océans.

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Mais le fait que le mois de juillet qui vient de s’achever soit le plus chaud jamais enregistré ne facilite évidemment pas les choses. Le gel des océans en hiver joue un rôle crucial pour contenir le réchauffement des océans et il a également un impact direct sur les krills, la principale source de nourriture des baleines, mais aussi sur la reproduction des pingouins.

Au-delà, c’est toute la vie marine qui est menacée. Ainsi, si le réchauffement mondial dépasse les 2°C, tous les récifs coralliens de la planète disparaîtront. 

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