Switzerland

Coronavirus: Soins à domicile, un renfort bienvenu pour les hôpitaux

L’Association vaudoise d’aide et de soins à domicile prend en charge les malades du Covid non hospitalisés ou sortant d’hôpital sept jours sur sept.

Jean-Paul, infirmier dans l’unité Covid des soins a domicile du centre médico-social (CMS) de Rennaz, pratique un frottis nasal sur une patiente lors d’une consultation lors de la crise du Coronavirus (Covid-19) le vendredi 27 novembre 2020 a La Tour-de-Peilz.

Jean-Paul, infirmier dans l’unité Covid des soins a domicile du centre médico-social (CMS) de Rennaz, pratique un frottis nasal sur une patiente lors d’une consultation lors de la crise du Coronavirus (Covid-19) le vendredi 27 novembre 2020 a La Tour-de-Peilz.

Keystone

La prise en charge à domicile de personnes touchées par le coronavirus est un renfort des plus bienvenus pour décharger les hôpitaux. Le nombre de malades non hospitalisés ou sortant d’hôpital mobilise ainsi fortement les infirmières et infirmiers des Centres médico-sociaux (CMS) vaudois, en alerte sept jours sur sept. Keystone-ATS a suivi une équipe à Rennaz.

C’est tout un réseau qui est bien implanté sur l’ensemble du territoire: l’Association vaudoise d’aide et de soins à domicile (AVASAD) chapeaute 49 CMS répartis en sept entités régionales. Elle compte environ 4’930 collaborateurs, dont plus du 90% est directement rattaché à un CMS. Près de 33’400 clients bénéficient d’aide et de soins directement à la maison. Son budget annuel se monte à quelque 400 millions de francs.

Sa mission: aider les personnes dépendantes, atteintes dans leur santé ou handicapées à rester dans leur lieu de vie. En temps de pandémie, le coronavirus s’est rajouté au cahier des charges.

Equipe spéciale Covid

Au CMS de Rennaz, ce sont actuellement par exemple neuf infirmières et infirmiers volontaires qui font partie de l’équipe spéciale Covid-19. Jean-Paul Foulet, 25 ans, est un de ceux-là. Engagé il y a deux mois, ce Français établi à Evian (F) travaille jusqu’à dix heures par jour, parcourant quotidiennement entre 100 et 250 km en voiture.

Chaque matin, il vérifie sur sa tablette numérique la planification établie par le secrétariat du CMS, entre soins d’urgence, oxygénothérapie, soins de convalescence et tests de dépistage. Ce jour-là, ce ne sont pas moins de cinq visites qui sont prévues dans l’Est vaudois jusqu’à midi.

«J’effectue en général entre huit et dix visites par jour. Je reste en moyenne entre 15 et 50 minutes chez le client suivant les besoins de l’intervention», explique-t-il.

Le rituel avant de sonner

À 07h45, Jean-Paul Foulet embarque dans sa voiture avec une sacoche d’infirmier relativement légère contenant le matériel de base. GPS enclenché, il commence sa ronde, direction Clarens où il doit effectuer un test Covid sur un homme de 75 ans vivant seul chez lui.

Arrivé à la bonne adresse, c’est toujours le même rituel avant de sonner à la porte: se désinfecter les mains, enfiler une surblouse, des couvre-chaussures, des gants, mettre le masque ainsi que des lunettes plastiques.

Après une courte intervention, Jean-Paul Foulet se rend à Vevey chez une dame de 90 ans qui a attrapé le coronavirus. N’ayant pas de symptômes violents, la prise en charge et la surveillance peuvent se faire à domicile. «Au début de la maladie, elle était suivie chaque jour, puis on espace les visites tous les deux jours puis tous les trois jours», dit-il.

«Mieux que d’aller à l’hôpital»

«Je suis contente d’avoir tous ces soins à domicile et de ne pas avoir à me déplacer à l’hôpital», confie cette dame. Et même si elle se dit très bien entourée par sa famille, «ça fait de la compagnie en plus et quelqu’un à qui parler».

Elle trouve le temps de l’isolement, à ne rien pouvoir faire, un peu long et se sent surtout fatiguée. Si elle a toujours continué à bien respirer, elle ressent en revanche encore un dégoût au niveau de la gorge qui lui coupe l’appétit.

«Hormis cette sensation de dégoût, symptôme typique quand on n’est pas encore guéri, elle est en forme. C’est une bonne convalescence, à l’image de la majeure partie de nos clients CMS atteints du Covid-19», observe le jeune infirmier.

Relative stabilisation

«Nos clients nous demandent souvent comment ils ont bien pu attraper le Covid alors qu’ils disent tous faire très attention aux gestes barrières», relève Jean-Paul Foulet. Sans doute par les mains, leur répond-il, en touchant un objet ou une surface infectée par le virus.

L’infirmier remarque cela dit une légère accalmie sur le front de la deuxième vague de la pandémie. «Lors du pic, un client testé sur deux était positif. C’est désormais plutôt un sur quatre».

La déferlante, c’était il y a deux ou trois semaines, précise le chef d’équipe du CMS de Rennaz, André Kaelbel. «Il nous fallait alors quatre à cinq infirmiers chaque jour dans l’équipe Covid. Cela a représenté une grosse surcharge de travail», affirme-t-il.

À ce jour, près de 300 personnes confirmées positives au Covid-19 ou en attente d’un résultat sont prises en charge à domicile par les 49 CMS du canton. «C’est un chiffre toujours élevé malgré une situation qui semble pour la première fois se stabiliser», commente Deborah Coia, responsable de la communication de l’AVASAD.

ATS/NXP

Football news:

Zlatan Ibrahimovic: Milans Sieg in der ersten Runde kostet nichts. Wir müssen zu uns kommen
Alan Shearer: Foden erinnert an Gascoigne. Pep war geduldig und erntet die Früchte
Simeone über den Wechsel von Suarez: im Gespräch am Telefon spürte er Leidenschaft, Energie. Atletico-Trainer Diego Simeone Sprach vor seinem Abschied vom FC Barcelona von einem Telefonat mit Stürmer Luis Suarez
Guardiola über 3:1 gegen Cheltenham:auch beim 0:1 nicht entmutigt. City hatte von der ersten Minute an klare Momente
Antonio Conte: Inter muss lieber sein Ding machen, anstatt auf die Niederlagen von Mailand zu schauen
Stefano Pioli: es Gibt nichts Beschämendes an den Niederlagen gegen Atalanta und Juve. Nach dem zweiten Tor verlor Milan den glauben und kam nicht zurück
Gasperini über Gomez in Sevilla: ich Wünsche ihm alles gute, wohin er auch geht