Switzerland

Immobilier: Lausanne veut mieux lutter contre la spéculation

Pour acquérir des immeubles et assurer des loyers modérés, la Municipalité sollicite une rallonge de crédit de 30 millions.

«Changer de logement est trop cher pour deux tiers des Lausannois», rappelle Grégoire Junod.

«Changer de logement est trop cher pour deux tiers des Lausannois», rappelle Grégoire Junod.

Yvain Genevay

C’était, il y a dix jours, le scandale immobilier de trop: Retraites Populaires rachetait plus de 20 millions de francs le bloc d’immeubles de l’avenue Druey, à Lausanne, à son propriétaire, lequel réalisait un bénéfice indécent. En 2012, il l’avait acquis 9,4 millions, expropriant par la suite tous les locataires pour effectuer des travaux qui ne furent jamais réalisés. Et cela en toute légalité, puisque le Tribunal cantonal a débouté les plaignants en mai 2019.

Un contexte qui tombe à point nommé pour la Municipalité, décidée à combattre ces dérives. À sa disposition, la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (L3PL), votée en 2017, qui comprend deux leviers principaux: la possibilité pour les Communes de fixer des quotas de logements d’utilité publique (LUP) dans les nouvelles zones d’affectation, et surtout un droit de préemption sur les terrains et immeubles à vendre en cas de pénurie élevée de logements.

«Il faut que certains comprennent que Lausanne n’est pas un Monopoly»

Grégoire Junod, syndic de Lausanne

Lausanne ne s’en est pas privée depuis son entrée en vigueur le 1er janvier dernier, avec des achats à hauteur de 20 millions pour trois immeubles, soit quelque 80 appartements. Seulement voilà, l’argent vient à manquer pour de futures acquisitions, raison pour laquelle le syndic Grégoire Junod, chef de la Culture et du Développement urbain, soumettra la semaine prochaine au Conseil communal une demande de crédit de 30 millions de francs, en complément des 40 millions alloués pour l’ensemble de la législature 2016-2021. «Environ 37,5 millions auront été dépensés à la fin de l’année, explique-t-il. Cette rallonge nous permettra d’être réactifs.» Il faut savoir que le droit de préemption ne laisse à la Commune que quarante jours pour décider si elle achète un bien immobilier.

Il s’agit donc de pouvoir dégainer rapidement. «Il y a huit ans, nous aurions pu acquérir le bloc de l’avenue Druey, mais la vente nous est passée sous le nez à un jour près. Si le droit de préemption avait existé, la spéculation choquante qui a suivi aurait été évitée. On ne peut empêcher la spéculation, mais il faut que certains comprennent que Lausanne n’est pas un Monopoly.»

Foire d’empoigne

Les terrains se faisant rares, l’aubaine se présente donc la plupart du temps sous forme d’immeubles, à l’exclusion des immeubles en PPE. «Il s’agit pour la Commune d’investir dans des biens afin de garantir 70%, ou davantage, de logements à loyer modéré, tout en assurant une rentabilité.» En clair, des appartements de 4 à 4,5 pièces pour 2000 fr. et des 3 à 3,5 pièces pour 1600 fr. Des perles rares.

Un rapide coup d’œil sur Homegate montrait en fin de semaine que sur une quarantaine de logements de 4 à 4,5 pièces (environ 100 m2), seuls cinq affichaient un loyer de moins de 2500 fr. Pas mieux du côté des 3 pièces (env. 60 m2), avec six objets à moins de 1600 fr. sur 116 offres… «À Lausanne, qui compte 90% de locataires, changer de logement est trop cher pour deux tiers des habitants.»

Pour retenir la classe moyenne, plusieurs opérations sont en cours, comme l’écoquartier des Plaines-du-Loup, soit 3000 logements à terme, dont un tiers à loyer subventionné, un tiers à loyer modéré et un tiers en marché libre ou en PPE. Ou encore l’immeuble des Falaises (180 appartements), géré par la Société immobilière lausannoise pour le logement et la coopérative privée Maison ouvrière.

«Une fois un immeuble acheté, la Ville pourrait le céder à une coopérative d’utilité publique, en gardant le terrain», précise Grégoire Junod. Un modèle qui, à Lausanne comme dans le reste de la Suisse romande, commence à percer, mais compte dix ans de retard sur la Suisse alémanique.

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