Switzerland

Nouvelles restrictions : «Au bord du gouffre», les métiers du live crient à l’aide

Une trentaine des plus grands promoteurs, managers et festivals romands dénoncent l’impossibilité de travailler dans la nouvelle limite de 50 spectateurs. Et réclament le soutien financier de l’État.

Combien de temps encore avant que les organisateurs de musique live accueillent des spectateurs en masse?

Combien de temps encore avant que les organisateurs de musique live accueillent des spectateurs en masse?

VQH

Traditionnellement foire d’empoigne farouchement individuelle, le paysage du spectacle romand a appris à afficher son unité depuis que le Covid a mis brutalement à l’arrêt ses activités, fin février. Jeudi après midi, au lendemain des annonces du Conseil fédéral plafonnant à 50 personnes (hors artistes) le nombre autorisé dans une salle de spectacle (format assis comme debout), les principaux pourvoyeurs de musique live et d’humour ont publié un communiqué commun où ils se disent «au bord du gouffre». Sur le papier, les deux plus grands producteurs romands (Live Music Production et Opus One) joignent leurs signatures à celles de 30 promoteurs, agents d’artistes, salles de concert et festivals (dont Paléo et Montreux Jazz) pour «tirer la sonnette d’alarme» face à la crise qui dure.

Parmi les premiers secteurs professionnels mis sur la touche avec l’irruption du virus, le métier des spectacles n’aura ainsi connu que quelques semaines d’un répit relatif, depuis l’autorisation le 1er octobre dernier de produire des prestations de plus de 1000 places assises, sous conditions strictes (masques et traçage). Après une farandole de rétrécissements de capacité concernant les clubs de jauge inférieure et debout (obligation de définir des secteurs imperméables à 300, puis à 100), le Conseil fédéral a tranché et unifié. Pour les signataires, cette limite maximale admise de 50 spectateurs (que les Cantons peuvent réduire à discrétion, mais pas augmenter) équivaut de facto à une impossibilité de travailler et, selon le communiqué, «réduit à néant les efforts des organisateurs de manifestations pour maintenir des spectacles dans le respect des règles Covid».

«Avec 50 personnes maximum, on ne peut rien faire»

Vincent Sager, directeur d’Opus One

Les signataires réclament la «mise en œuvre rapide et durable des mesures de soutien financier au secteur culturel prévues dans le cadre de la loi Covid-19 (cas de rigueur, allocations perte de gain), la poursuite de l’indemnisation des pertes de revenu en cas d’annulation ou report de manifestations et la prolongation des mesures de chômage partiel (RHT), ainsi que la réintroduction du droit à l’indemnisation pour leurs dirigeants». Ces mesures furent celles mis en œuvre via le plan de soutien de la Confédération au secteur qui, avec l’appui du Canton, a ventilé 38 millions de francs aux acteurs et entreprises culturels vaudois entre mars et septembre.

Nouveauté: ils demandent aussi une harmonisation du cadre réglementaire et une meilleure association de leurs voix dans la définition des règles de sécurité, conséquence des montagnes russes vécues durant plusieurs semaines d’injonctions parfois contradictoires entre les autorités communales, cantonales et fédérales. «Beaucoup d’énergie a été investie au cours des derniers mois dans l’élaboration et la mise en œuvre de concepts de protection adaptés aux règles Covid, en vain.»

«Qui va désormais louer cette salle?»

Chez Live Music Production (LMP), le directeur Michael Drieberg dit comprendre d’autant plus la nécessité de protection sanitaire qu’il se remet lui-même du Covid, lequel l’a laissé K.-O. durant quelques jours. «On est 5000 à choper ça chaque jour, c’est difficile de dire où et comment. Mais le protocole mis en place pour les spectacles assis fonctionnait: nous avons fait 7000 personnes au Métropole sur les cinq spectacles d’octobre et nous n’avons eu aucun retour sur un éventuel problème. Qui va désormais louer cette salle de 1200 sièges pour réunir 50 personnes? Il faut des mesures d’accompagnement solides et claires. D’autant plus qu’aucune date de fin n’a été annoncée: impossible de travailler une programmation dans ces conditions.»

Autre signataire, Vincent Sager, directeur d’Opus One, parle de «situation critique qui va encore durer plusieurs mois.» Il désespère que la course du Covid ait joué le pire scénario: «Un léger mieux qui nous a incités à relancer des choses, puis tout passe à la trappe. La semaine prochaine, on avait la création de «Caravane en chœur» à Yverdon, un an de travail. Tout est annulé à cinq jours de la création. La tournée qui va derrière n’aura pas lieu non plus. Pour l’équipe créative, c’est un crève-cœur. Avec 50 personnes maximum, on ne peut rien faire. En l’état, les quelques productions qui restaient pour la fin de l’année sont déplacées à l’année prochaine - Gaspard Proust, D’Jal, Yann Marguet, Jarry, une vingtaine de spectacles en tout, ça tombe. Sans aide de l’État sur le modèle du printemps dernier, l’industrie romande du spectacle sera un cimetière.»

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