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Switzerland

Une application détectera la pollution

Avoir le fond de l’air au fond de sa poche. C’est un peu ce que propose la nouvelle application pour téléphones intelligents développée à l’initiative des collectivités du Grand Genève pour livrer des informations au sujet de la pollution aérienne. Le nouvel outil, qui peut être téléchargé gratuitement, répond au doux nom d’Air2G2. Il a été présenté à la presse publiquement le 21 novembre par les autorités suisses et françaises.

«La nouveauté, c’est que cette application apporte une information harmonisée sur l’ensemble du Grand Genève», résume Laure Fabiani, au nom de l’agglomération. En clair, ses données déjouent la diversité des normes qui sépare les deux pays. Cette harmonisation s’inscrit dans la ligne des efforts entrepris pour mener un combat commun et cohérent en faveur d’un air plus pur. «L’air traverse les frontières, remarque Antonio Hodgers, président du Conseil d’État genevois. Si on veut agir efficacement, on doit le faire de façon concertée sur tout ce qui concerne l’environnement.»

Dans le détail, l’outil permet de se renseigner sur le niveau de pollution de l’air soit à l’endroit où on se trouve (pour autant qu’on ait accepté d’être géolocalisé), soit à un autre lieu qu’on choisira sur la carte. On découvrira alors un indice qui tire la synthèse de plusieurs polluants pour qualifier le niveau de pollution selon la terminologie française ou suisse – on peut choisir l’une ou l’autre indépendamment du territoire où on se trouve. En actionnant des flèches, on accède aux mêmes informations pour la veille et aux prévisions pour le lendemain. On peut en outre demander des détails sur les valeurs concernant les polluants spécifiques que sont le dioxyde d’azote, l’ozone et les particules en suspension.

Les indications sont données avec une précision géographique de l’ordre de la dizaine de mètres, reposant sur des modélisations. Les valeurs effectives livrées par la station de mesure la plus proche peuvent aussi être consultées. Même lors d’une journée modérément polluée, comme c’était le cas le jour de la présentation, les cartes sont impressionnantes. En élargissant la focale, on découvre une cartographie de l’air vicié où les tracés autoroutiers (en particulier les abords des portails de tunnels) et les confins de l’aéroport se colorent d’un rouge écarlate.

Si l’interface semble simple, elle dissimule des trésors de complexité. «Plus d’un milliard de données sont produites par jour et stockées dans l’application», illustre Andrew Frei, concepteur pour l’observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

Comportements à adopter

L’application ne s’arrête pas en si bon chemin. Un onglet énumère les bons comportements à adopter pour préserver sa propre santé et agir soi-même en faveur d’un air plus sain (notamment par la façon qu’on a de se déplacer ou de se chauffer). Surtout, elle est capable de lancer des alertes en mode «push» en cas d’épisode de forte pollution. On sera ainsi averti de l’éventuel déclenchement des mesures de circulation différenciée, telles que Genève pourra les mettre en pratique dès le 15 janvier. Pour rappel, en fonction de la gravité de la contamination, le Canton pourra interdire la circulation, à l’intérieur de la moyenne ceinture, à certains véhicules en fonction de leurs performances environnementales, signalées par le nouveau macaron Stick’Air, jumeau de son pendant français Crit’Air.

L’application et sa version internet sont accessibles sur: air2g2.app

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