3 questions au Docteur Dougoufana Bagayoko, spécialiste en santé à l’UNICEF.

Quel regard portez-vous sur la campagne de vaccination ?

La stratégie consiste à centrer la vaccination sur Bamako, qui enregistre la majorité des cas et constitue le premier point de concentration de population au Mali. Au fur et à mesure que le pays va recevoir des doses, la vaccination sera ouverte à d’autres régions. Pour avoir un impact sur la circulation du virus, la réduction du nombre de cas, il faut maîtriser la capitale. Étant entendu que la vaccination est un des éléments pour obtenir l’immunité collective.

Compte tenu des débuts timides, comment améliorer la mobilisation pour atteindre l’objectif ?

Nous estimons tous que par rapport au rythme et au nombre de personnes attendu, le résultat n’est pas à hauteur de souhait. À J21 nous avons enregistré près de 52 000 personnes vaccinées, avec 15% d’utilisation des doses reçues. C’est pourquoi nous continuons la sensibilisation pour faire passer la bonne information. Parce que nous pensons que la timidité observée est liée aux rumeurs, aux fausses informations.

La vaccination est l’une des mesures. Comment mettre en œuvre les autres pour améliorer la lutte ?

Nous devons rappeler que c’est une nouvelle maladie. Les stratégies utilisées sont basées sur les mesures de prévention. Il n’y avait pas de plan de traitement efficace. Les mesures prises par le gouvernement n’ont pas été appliquées par les gens,  c’est ce qui explique l’augmentation du nombre de cas. Le gouvernement fera ce qu’il doit faire, mais c’est individuellement et collectivement que les gens doivent agir.