Cette dernière existe depuis 85 ans et est installée dans la région de Segou. Nyeleni Tapis est une entreprise qui marche sous forme de coopérative et regroupe 45 femmes qui tissent des tapis en laine de mouton. « Être ainsi mise en lumière nous permet d’attirer l’attention des clients mais aussi de la jeune génération dont nous espérons qu’elle aurait envie de prendre le relais », à déclaré sa présidente.

Les Sadio,  figure mythique du Mali et qui représente l’excellence de la femme, sont de différents secteurs.  Promotrice de la société d’agrobusiness Faso Kaba, Maimouna Sidibé Coulibaly est la Sadio business 2017, tandis que le trophée dans le secteur du numérique est revenu à Dieneba Traoré, initiatrice du blog culinaire Gabougouni. La jeune femme est suivie par plus de 50000 personnes et réussit le pari de promouvoir une cuisine africaine saine et goûteuse.

Surnommée la Reine des perles, Assetou dire Tetou Gologo est la Sadio culture 2017. La créatrice de bijoux de la marque Tamacali a exhorté les femmes à être authentiques et mettre les valeurs endogènes.

Championne du monde francophone aux derniers jeux d’Abidjan,  Djenebou Danté est la Sadio sport. A ses côtés,  dans la catégorie Politique et société civile, une autre jeune femme, conseillère communale en commune 3 du District de Bamako. Djila Habibatou Niouma Traore, distinguée au plan national comme international est également présidente du Réseau des jeunes femmes leaders. Toujours dans les fonctions publiques, on retrouve la Sadio Haute fonction.  Le Général de brigade Coulibaly Kani Diabaté, médecin militaire, spécialiste en genre et à  l’origine de plusieurs  avancées dans l’intégration et la promotion des femmes dans les Forces armées maliennes.

Professeur titulaire Rokia Sanogo est la Sadio sciences 2017. La cheffe de département Médecine traditionnelle à l’institut national de recherche en santé publique est chercheure en Pharmacognosie,  utilisation des plantes pour la production de médicaments.

La Sadio de l’année est une maman au grand cœur. Fofana Fatoumata Goundourou accueille depuis 40 ans des orphelins et des enfants de familles démunies. Son orphelinat a vu passer des générations d’enfants qui y ont bénéficié d’éducation, d’instruction et d’amour. C’est avec émotion qu’elle a reçu son prix en profitant pour lancer un appel à la générosité. « Aimons les enfants, les nôtres et ceux des autres » a-t-elle déclaré.