Le Président de la Ligue démocratique pour le changement (LDC), Moussa Sinko Coulibaly, s’exprime pour Journal du Mali sur la vie de son parti et l’actualité nationale.

Le Comité d’orientation stratégique sur les réformes politiques et institutionnelles (COS) a été créé le 31 mars. La LDC en est-elle membre ?

Pour le moment non. Nous n’avons ni été invités ni associés à la création de ce comité, mais nous accordons le bénéfice du doute à ses initiateurs. C’est peut-être un problème d’organisation. C’est regrettable. Nous espérons que dans les jours à venir cette erreur sera corrigée. Notre parti est disponible pour apporter sa contribution afin de définir des orientations claires en vue des réformes politiques et institutionnelles.

Au regard du temps imparti et du contexte, quelle réforme pensez-vous être la plus primordiale ?

Nous sommes pris par le temps. Un délai de 18 mois a été donné par les Maliens et validé par la communauté internationale pour permettre à la transition de passer le relais à un président élu. Donc je pense que la priorité est de tout faire pour respecter le délai de la transition. L’urgence doit être d’organiser une élection présidentielle crédible et acceptée de tout le monde. À côté de cela, on pourra toujours mettre en chantier les réformes, mais cela ne doit pas être une finalité en soi pour la transition.

Dernièrement, on vous sent en précampagne. Vos sorties dans les cercles de Kita ou Kati peuvent en témoigner. Serez-vous le candidat du parti à la présidentielle ?

Nous avons un mécanisme interne de désignation des candidats aux différentes élections. Pour le moment, ce mécanisme n’a pas encore été activé. Au moment opportun, il permettra de désigner un candidat, ce qui sera annoncé dans les meilleurs délais. Pour l’heure, la LDC se prépare activement à avoir une présence massive sur l’ensemble du territoire.

Lors de la présidentielle de 2018, vous aviez obtenu moins de 1% des voix. Pensez-vous pouvoir faire mieux cette fois-ci ?

En 2018, nous venions de commencer. Et l’on se rappelle des conditions dans lesquelles ces résultats ont été proclamés. Pour les élections à venir, nous ne comptons pas uniquement y participer. Nous y allons pour gagner, pour prendre des places aux autres.

La conduite de la transition répond-elle selon vous aux aspirations des Maliens ?

Nous aurions aimé avoir une autre forme de transition. Et le conseil que nous essayons de donner à l’équipe en charge de la transition, c’est de tout faire pour que l’élection présidentielle à venir soit organisée dans le délai imparti.

Propos recueillis par Boubacar Diallo