L’amélioration du service public des transports compte parmi les préoccupations majeures de la capitale malienne. Les minibus, communément appelés SOTRAMA, les plus utilisés, n’arrivent pas à offrir un service de qualité. Face à la situation, les autorités du District étaient parvenues en août 2019 à la signature d’une convention avec des partenaires chinois. Le projet, retardé notamment en raison de la crise de la Covid-19, devrait désormais reprendre, avec la désignation d’un bureau d’études pour identifier les réponses nécessaires à sa mise en œuvre.

« Normalement, les offres seront reçues début novembre. Elles permettront de désigner le bureau à même de conduire les études », explique M. Mahamoudou Wadidié, le Directeur de l’Agence régionale de développement du District de Bamako (ADR). Initialement prévues pour 3 mois, les études dureront 5 mois, à la demande des bureaux, précise le directeur de l’ADR, maître d’ouvrage. Une « prolongation acceptée » pour des études indispensables pour cerner les contours du projet.

Cette étude de faisabilité sur l’impact économique sur la ville de Bamako doit permettre d’analyser les interactions et la cohabitation entre les bus et les autres moyens de transport et d’intégrer la vision des partenaires du projet que sont les SOTRAMA, afin de créer un système qui prenne en compte l’existant et décide s’il doit être changé et de quelle façon, précise M. Wadidié.

En principe, avant la fin de l’étude, une cinquantaine de bus devrait venir faire des tests grandeur nature, pour déterminer les types adaptés à notre contexte et approuver les choix de l’étude.

Nouvel agenda

Si la mission a été annulée en raison de la crise de la Covid-19 et de la situation sociopolitique et sécuritaire qu’a traversée le Mali, il s’agit aujourd’hui d’informer les nouvelles autorités et de poursuivre le projet.

Selon les projections, 500 bus doivent être déployés la première année et 1 500 la deuxième, pour atteindre 2 000 bus à terme. Et, selon un « scénario plausible », les bus pourraient cohabiter avec les SOTRAMA, compte tenu de l’étendue de la ville de Bamako, avec par exemple des points de départ pour les cars comme la Tour de l’Afrique ou la sortie de la ville de Kati.

Une étape nécessaire pour atteindre la performance, résoudre efficacement les problèmes de transport dans Bamako et permettre à 95% des citadins, qui mettent plus d’une heure pour relier leur domicile à leur lieu de travail, d’être soulagés et faire « de Bamako une ville attrayante ».

Fatoumata Maguiraga

Chiffres :

Première année : 500 bus

Partenaire chinois : 80%

District : 20%