Morocco

Le secteur de la logistique à l’épreuve de la pandémie de Covid-19

Par Khalil Rachdi le 13/06/2021 à 22h48 (mise à jour le 13/06/2021 à 23h20)
Logistique
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Kiosque360. Dépendant de plusieurs autres secteurs corrélés à l’impact de la crise, le secteur de la logistique n’a pas été épargné par les conséquences économiques de la pandémie. A cela s’ajoutent d’autres défis, à l’instar de la formation et des chaînes logistiques. Explications.

La crise économique liée au Covid-19 n’a pas épargné le secteur de la logistique. La faute à une dépendance à plusieurs secteurs “fortement corrélés à l’impact de la crise sur le tissu productif national”, relève La Vie Eco dans sa livraison hebdomadaire. Reste que la pandémie n’est pas la seule responsable de l’état actuel du secteur de la logistique, qui contribue pourtant à 5,5% du PIB (en 2019) pour une valeur ajoutée de 56 milliards de dirhams. 

Selon l’hebdomadaire, le secteur de la logistique fait face à de nombreux défis intrinsèques à l’activité. Rapporté au PIB, son coût oscille entre 18% à 20% selon les années, alors qu’il se situe entre 12% et 15% dans d’autres pays matures logistiquement. Une situation illustrée par le directeur logistique du Groupe Timar, Nicolas Bourdon, lors d’un webinaire organisé récemment par la Chambre britannique de commerce. D’après lui, les coûts logistiques pratiqués au Maroc sont proches de ceux de la région parisienne. 

Toujours selon cet expert, le défi de la formation serait encore “capital”, en vue de doter le secteur de compétences et de ressources humaines qualifiées et en adéquation avec le marché de l’emploi. Car, malgré d’importants progrès fournis en terme de formation dans les métiers logistiques et l’amélioration des principales chaînes logistiques du pays, ces deux points constituent, d’après La Vie Éco, les principaux challenges pour concrétiser la stratégie nationale de la logistique à l’horizon 2030, dont l’objectif est la réduction des coûts de logistique à 15% du PIB national d’ici 2030.  

Autre défi pour le secteur: la faiblesse du taux d’externalisation des activités logistiques qui se situe entre 14% et 15%, alors qu’il s’élève à 60% dans d’autres pays. Selon un expert contacté par l’hebdomadaire, la plupart des entreprises marocaines n’adhèrent toujours pas à cette culture d’externalisation de la fonction logistique. Les raisons? Une crainte de perdre la maîtrise de la chaîne logistique en cas d’externalisation, mais aussi un manque de connaissance des avantages économiques de l’externalisation. 

Cet expert soutient néanmoins que les entreprises sont moins réticentes à l’idée depuis l’avènement du Covid-19. Un constat appuyé par El Mustapha Dahmani, directeur des risques de spécialités et développement international à AtlantaSanad. “Les demandes d’externalisation des services transports et logistiques ont fortement augmenté (...); plutôt que d’investir dans de nouvelles ressources humaines ou de nouvelles infrastructures, la décision d’externalisation peut s’avérer nettement moins coûteuse pour l’entreprise”, explique-t-il. 

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