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Vidéo. Le Fonds d’investissement public suisse aspire à un partenariat consolidé avec le Maroc

Par Mohamed Chakir Alaoui et Brahim Moussaaid le 01/12/2021 à 21h57
cover - Jörg Frieden - Fond public d'investissement de Suisse

Jörg Frieden, président du Fonds d’investissement public suisse (Swiss Investment Fund for Emerging Markets - SIFEM).

© Copyright : Brahim Moussaaid / Le360

Le Fonds d’investissement public suisse (Swiss Investment Fund for Emerging Markets - SIFEM), par la voix de son président, Jörg Frieden, s’est déclaré optimiste quant à la consolidation du partenariat avec le Maroc où 16 entreprises bénéficient déjà de son appui financier à travers des intermédiaires locaux.

«Lors de cette première visite ‘positive’ au Maroc, j’ai constaté un dynamisme qui milite pour un éventuel partenariat consolidé bilatéral», a affirmé Jörg Frieden dans une déclaration pour Le360, en marge d’une conférence organisée dans le cadre des festivités du 100e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Suisse et le Maroc.

Le Fonds d’investissement public de Suisse est l’équivalent de la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc (CDG). Ce Fonds suisse -qui investit environ 100 millions de dollars par an- compte un chiffre d’affaires de 1,2 milliard de dollars. C’est un organisme qui appartient entièrement à l’Etat suisse.

Son objectif est d’investir dans des entreprises de moyenne taille dans des pays en voie de développement. «Le Maroc est parmi les 70 pays qui ont une relation avec notre fonds et il compte parmi les pays les plus importants pour nous. Le Fonds est engagé au Maroc dans 16 entreprises», qui emploient chacune entre 100 et 800 personnes, a-t-il précisé.

«Notre objectif au Maroc est de favoriser l’émergence d’entrepreneurs et d’entreprises dans tous les secteurs»., a précisé le président de SIFEM.  Et d’ajouter, «Pour nous, une diversification sectorielle est nécessaire pour limiter les risques et nous agissons avec des participations, non pas directement dans des entreprises, mais dans des fonds d’investissement qui eux choisissent les entreprises».  

Le fonds s’appuie en effet sur «des intermédiaires locaux qui travaillent avec des entreprises». «L’espoir du fonds, c’est que les entreprises marocaines puissent prospérer et que les jeunes puissent créer des sociétés en accédant à des capitaux à long terme», a-t-il détaillé.

D’après le président, la volonté des gouvernements marocain et suisse est le développement des liens économiques bilatéraux. Il a néanmoins observé que la crise a freiné le développement et seuls d’après lui «les investissements privés peuvent réduire la distance entre pays développés et pays émergents».

Lors de la conférence de Rabat, «j’ai plaidé pour qu’il y ait plus d’investissements privés», notamment au Maroc, a-t-il tenu à préciser. Cette rencontre, organisée au siège de l’Académie du Royaume du Maroc, avait pour thème, «L’investissement d’impact poursuit son action dans la crise».

Il faut rappeler que l’ambassade de Suisse au Maroc a mis au point un programme d’activités diversifiées à l’occasion de la célébration du 100e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.