Disputée sous le soleil entre 11h30 et midi, la première Hyperpole de l'histoire des 24H du Mans a rendu son verdict. Et c'est naturellement une Toyota qui prendra, pour la quatrième fois d'affilée, le départ en tête du double tour d'horloge sarthois ce samedi sur le coup de 14h30.

Surpris par le chrono de 3.15.822 de l'Américain Gustavo Ménézes lui subtilisant le meilleur temps durant quelques minutes, Kamui Kobayashi a toutefois dû se cracher dans les mains pour récupérer la première place avec un tour sans trafic en 3.15.267, cinq dixièmes devant la Rebellion qui partagera avec lui la première ligne et surtout deux gros dixièmes plus vite que sa pole de 2019.

Finalement, les responsables de l'EOT, la BOP de l'ACO ne se sont pas plantés et on pourrait assister à un match plus serré que prévu entre l'usine Toy et les « Rebelles » lançant leur dernier assaut manceau avant de se retirer.

Kazuki Nakajima a décroché le 3e chrono mais à 1.382 après avoir vu son meilleur temps annulé suite à l'abus des limites de la piste, tandis que la #3 de Dumas-Berthon-Deletraz, à trois secondes, partira en deuxième ligne.

Les meilleures P2 ne pointent qu'à une seconde et demie de la Bykollès, 5e, avec la meilleure performance pour Pole Di Resta (United Autosport). L'ex-pilote Force India en F1 a établi un nouveau record en LMP2 en tournant en 3.24.528 sur son Oreca-Gibson soit trois gros dixièmes de mieux que Jean-Eric Vergne sur l'auto comparable engagée par G-Drive. Après une sortie dans le bac en début de séance au Tertre Rouge, Nyck De Vries a réussi à remonter le Team Nederland sur la 3e marche.

En GTE-Pro, on attendait une Aston Martin et c'est la Porsche de Gianmaria Bruni qui a surgi avec un tour en 3.50.874, deux dixièmes et demi devant la Ferrari de James Calado. Contraints de regarder leurs équipiers Alex Lynn et Michael Christensen rouler lors de cette séance unique, Maxime Martin et Laurens Vanthoor ont sans doute été déçus d'échouer aux 4e et 6e rangs de la catégorie, derrière la Ferrari de Côme Ledogar et la Porsche de Matt Campbell, les plus rapides en GTE-AM. Mais les écarts sont serrés et la course dure vingt-quatre heures. Le plus important, pour Toyota au général comme pour nos compatriotes engagés dans la lutte pour la victoire en GTE-Pro, c'est d'être devant à l'arrivée...