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Elle a estimé que cela la laissait sans-le-sou.

C'est une affaire de divorce pas comme les autres à laquelle a été confrontée la justice britannique. Cette dernière concerne en effet l'un des hommes les plus riches de Russie, Vladimir Potanin. L'ex-épouse de la huitième fortune du pays a ainsi tenté devant un tribunal britannique de lui faire payer pas moins de 5,8 milliards d'euros. Un juge russe avait au préalable estimé que le milliardaire devait verser 75 millions d'euros à son ex-femme. Ce qui semblait dérisoire à cette dernière. 

C'est pourquoi  elle s'était adressée à un tribunal britannique jugeant que les 75 millions la feraient vivre dans la "pauvreté" et ne "répondraient pas à ses besoins". Si elle a expliqué s'être dirigé vers un autre pays pour un nouveau calcul de la somme parce qu'en Russie son mari était trop "influent", il n'en reste pas moins que les tribunaux britanniques sont connus pour ne pas avoir la main morte sur les allocations dans de telles affaires.

Mais Natalia n'a pas obtenu gain de cause et touchera finalement la somme décidée en 2014, lors du divorce prononcé après 30 ans de mariage.

Le juge a établi que le Royaume-Uni n'avait pas à intervenir, au vu du lien "faible" entre le pays et le couple, ne donnant donc pas suite à l'affaire. L'homme a notamment fait valoir qu'il voulait à tout prix limiter le "tourisme du divorce".