Pour tous les fans de Star Wars, conquis par la première saison de The Mandalorian sur Disney +, le grand jour est arrivé. Le neuvième volet (ou premier de la deuxième saison) des aventures de Baby Yoda et de Din Djarin est enfin disponible, depuis 8h du matin ce vendredi, sur la plateforme de streaming aux grandes oreilles rondes.

D'une durée de 55 minutes (en fait, 49 minutes et 16 secondes sans le générique final), il s'intitule Le Marshall. Une référence au western qui n'a absolument rien d'innocent. Sans rien dévoiler de l'intrigue, les clins d'oeil au genre, surtout dans sa version spaghetti, abondent dans cet épisode qui -cela fera plaisir aux fans- se déroule sur Tatooine. Et plus précisément dans la petite ville minière de Mos Belgo que protège le shérif Cobb Vanth (incarné par Timothy Olyphant), étrangement habillé comme un Mandalorien. Ce qui a le don d'énerver "Mando".

C'est parti pour un duel aux deux soleils ? Attendez-vous à bien des surprises.

Grand amateur de la conquête du vieil Ouest, Jon Favreau en revisite les grands classiques, avec démarche à la Clint Eastwood, entrée lente dans la ville à moto-jet devant des habitants poussiéreux assis sur le porche de leur maison, l'indispensable entrée au saloon (vide, au contraire des bars de Star Wars, peuplés de créatures venues de tous les confins de la galaxie), ennemi attrapé au lasso et pendu à une potence façon L'homme des hautes plaines et même un petit exercice de tir qui rappellera de bons souvenirs aux inconditionnels du Bon, la brute et le truand.

Si la touche western est encore plus appuyée que dans la première saison, avec énormément de gros plans et de mouvements lents, elle n'empêche pas des emprunts à la mythologie grecque (un cyclope ou les travaux d'Hercule), à Spider-Man, à Dune (on vous laisse la surprise), à Lawrence d'Arabie, à Game of Thrones (dans l'esthétique) et, naturellement, à Star Wars (un pote de R2-D2 et, surtout, les Hommes des Sables).

Pour adoucir quelque peu le suspense, Jon Favreau mise aussi sur l'humour des gros bras des années 80. Comme lorsque Din Djarin, cinq blasters pointés sur la tête, menace Gor Koresh: "Dis-moi où est le Mandalorien et je sortirai d'ici sans te tuer." Stallone, sors de cette armure... Sans oublier la réplique d'une mécanicienne, que n'aurait pas reniée Sharon Stone: "Je n'ai jamais rien vu de ce genre et croyez-moi, j'en ai vu de toutes les formes et de toutes les tailles aussi..."

Et Baby Yoda, dans tout ça ? Tout indiquait qu'il occuperait une place plus importante dans le récit, mais cela ne se confirme pas lors de ce premier volet. Toujours aussi mignon, il passe surtout son temps à se planquer face au danger. C'est enfantin, drôle, mais pas vraiment essentiel à l'avancement de l'action.

Au final, que penser de ce neuvième opus ? Il confirme, tout simplement, l'énorme potentiel de cette série, passionnante, variée, cinéphilique, divertissante, qui fait souffler un vrai vent de fraîcheur sur la galaxie Star Wars. Vivement le prochain épisode, vendredi prochain...