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Belgium

Un rappel de désinfectants utilisés dans les hôpitaux touche la France et la Belgique

Une usine française de production de désinfectants et de produits d’hygiène, située à Sainghin-en-Mélantois non loin de Lille, est à l’arrêt depuis plusieurs jours à la suite de la détection de bactéries dans des lots de désinfectants utilisés également dans les hôpitaux belges. En France, l’agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé a publié jeudi soir un rappel de produits, demandant aux établissements de santé d’arrêter immédiatement d’utiliser les gammes concernées. En Belgique, l’AFMPS indique dimanche avoir contacté la veille les points de contact matériovigilance des hôpitaux du pays.

L’usine concernée appartient aux Laboratoires Anios, une entreprise qui exporte des produits de désinfection pour professionnels dans « plus de 85 pays » de par le monde. Ce leader européen sur le marché de la désinfection a été racheté en 2017 par l’Américain Ecolab.

L’usine de Sainghin-en-Mélantois d’Anios a arrêté sa production il y a plusieurs jours. En cause : la détection des bactéries Burkholderia cepacia et Pseudomonas oryzihabitans dans les produits Surfa’safe premium et Opaster Anios. Le premier est un désinfectant pour surfaces et dispositifs médicaux non-invasifs, largement utilisé dans les hôpitaux français mais aussi belges, ainsi que dans des cabinets médicaux, maisons de repos et de soins, etc. Le second est moins commun, et est utilisé pour nettoyer des dispositifs invasifs comme le matériel chirurgical.

La contamination provient probablement du circuit d’eau de l’usine

Le risque est très faible pour la plus grande partie de la population. En revanche, les bactéries peuvent présenter un danger pour les personnes immunodéprimées, par exemple des patients ayant subi une chimiothérapie ou soumis à un traitement immuno-suppresseur, en attente de greffe ou hémodialysés.

Dès jeudi, il est apparu que la contamination des deux produits commercialisés provient probablement du circuit d’eau de l’usine. Dans son rappel de produit communiqué jeudi soir, l’agence française de sécurité des médicaments et des produits de santé indique qu’une désinfection de ce circuit est en cours. L’ANSM demandait du même coup à tous les établissements de santé de mettre de côté Surfa’safe premium et ses déclinaisons ainsi qu’Opaster Anios, et d’utiliser d’autres produits à la place. Pour les patients particulièrement fragiles, il est même recommandé d’éviter toute la gamme Anios dans l’attente des résultats de tests supplémentaires.

« Une mesure de précaution »

Pour la Belgique, il a fallu attendre samedi pour que la nouvelle soit communiquée aux hôpitaux. « L’agence a envoyé un courrier (par mail, NDLR) aux points de contact matériovigilance le 9 novembre », indique dimanche la porte-parole de l’AFMPS, équivalent chez nous de l’ANSM. « Les hôpitaux ont été priés de ne plus utiliser le Surfa’safe premium et l’Opaster Anios, et de mettre ces produits en quarantaine en attendant le ’recall’ du fabricant. Il s’agit d’une mesure de précaution, le risque identifié est très faible pour la population non-immunodéprimée », précise Ann Eeckhout. Les communications à ce sujet circulent automatiquement entre les agences des pays européens, vu que les normes sont communes, assure la porte-parole.

L’usine ne sera remise en route qu’après un feu vert définitif de l’ANSM, qui a demandé des analyses microbiologiques des autres produits de l’implantation, dont la distribution est également interrompue en attendant. L’AFMPS assure suivre la situation. Selon un article de La Libre Belgique, dimanche, certains établissements risquaient malgré tout encore d’utiliser les produits incriminés ce week-end, par manque de rapidité de la communication, notamment par les distributeurs.

La chronique

  • Un monde de murs: murmures

    Par Alain Berenboom

    Ce que l’on criait en 1989 est devenu murmure trente ans plus tard. Et ce que l’on crie aujourd’hui était à peine balbutiant à la fin des années 80.

    A l’époque, l’Europe aspirait plus que tout aux droits de l’homme. Plus qu’aux revendications sociales et économiques, plus qu’aux exigences éthiques. « Liberté ! », clamaient les manifestants de Berlin, Prague, Varsovie, Budapest, Bucarest, qui ont réussi l’impensable, la disparition du communisme en trois coups de cuiller à pot ! (Tandis que leurs camarades chinois se faisaient tailler menu sur la place Tienanmen.)

    A présent, les droits de l’homme semblent passés de mode. Il est même de bon ton chez certains de faire la fine bouche devant ceux qu’ils qualifient de « droit-de-l’hommistes », expression dégueulasse qui justifie le cynisme au nom du soi-disant réalisme. Parmi ces beaux esprits, on trouve pêle-mêle des hommes de droite comme Zemmour ou Sarkozy, autant que de gauche tels Badiou, Védrine ou Chevènement.

    Même notre Ligue...

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